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28/01/2008

trois semaines en fumée...

C'était en début de soirée, l'atelier n’était plus alors qu'éclairé par les néons et quelques loupiottes ( lumières jaune au combien trompeuses ! ). Je m'échinais à reprendre encore une fois la composition de ma toile. Rien ne fonctionnait selon mes attentes. Bien sûr, cette toile avait fini par prendre une certaine allure grâce aux multitudes de couleurs, à la combinaison accumulée de traits plus ou moins épais. Bref, la technique était sympathique voir même tout à fait recevable, son côté maîtrisé pouvait plaire, mais je n'étais pas satisfait, je cherchais autre chose !. Cette toile m'aurait plu il y a trois ans. Aujourd'hui c'était comme faire du sur place. Alors autant se relancer encore une fois me suis-je dit. Comme tous les jours depuis trois semaines je me suis remis à détruire quelques parties à vouloir reprendre encore et encore ce sujet mais cette fois la toile ne répondait plus. L'empâtement était arrivé à sa saturation maximale. La peinture s'est alors refusée à une nouvelle confrontation. Je déteste quand la peinture est plus forte que moi. Devant cet aggloméra de plus en plus pâteux, difforme, je me suis entêté en vain. Bouillie parmis ma bouillie, les derniers coups de pinceaux se sont mué en grands gestes désespérés, ceux d'un noyé qui refuse l'inéluctable... Soit. Vaincu, las, rempli d'une colère sourde, je me suis imaginé prendre cette toile, la déchirer et faire des fagots de son châssis pour y mettre un feu expiatoire au milieu du parking. Mais bon, j'ai nettoyé mes pinceaux et me suis calmé. J'ai éteint les lumières et dans la pénombre j'ai rangé entre de vieilles toiles " à mettre à la beine " ce témoin insolent...

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Commentaires

on ne peut pas remporter tous les combats !

Écrit par : PIL451 | 02/02/2008

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