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29/03/2009

Australopixthèque

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Un ami à moi m'a dit il y a quelques jours au téléphone qu'en tant que "simples" peintres, évoluant dans un monde artistique pluridisciplinaire, nous étions des "australopithèques". Cela m'a bien fait rire. Il est vrai que les successives nouvelles technologies et la remise en question de l'idéal esthétique depuis 150 ans ont provoquées une arborescence de disciplines dans l'art reléguant la peinture au second plan. Illusion d'optique en vérité. Après la poésie épique ou lyrique, la danse ou la comédie dans l'antiquité, l'architecture puis la peinture et la sculpture ont pris une place prépondérante avant d'être détrônés aujourd'hui par les installations, le cinéma, voir les jeux vidéos. Quelques soient les médiums utilisés les questionnements ne restent-ils d'ailleurs pas les mêmes ? L'homme peint depuis les grottes de Lascaux, pourquoi cesserait-il ? Aujourd'hui encore, comme demain, de la couleur étalée sur du papier ou de la toile aura du sens. Ce processus de cristallisation des pensées les plus complexes par une simplicité confondante de moyens le rend intrinsèquement pérenne. Pour ma part j'éprouverai toujours le besoin de dessiner et peindre, c'est ma façon de m'exprimer. La légende veut que les dernières paroles de Picasso aient été: " la peinture reste à faire..." Il avait bien raison le bougre.

 

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