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26/08/2010

Texte de Virginia sur la toile de françois Glineur " l'homme au tournesol"...

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Cette peinture est toute imprégnée de vert, d’un vert dominant et acidulé, d’un joli vert pré…qui immerge directement le spectateur dans un univers de nature, voir même de « jardin originel ». On peut se demander si Adam n’est pas aux pieds de ceux d’Eve ?...

 

Mais peut- être n’est-ce pas Eve, mais plutôt une dame nature, représentée par ce corps nu féminin. Et on aurait un homme, plus précisément l’homme avec un grand « H » qui serait aux pieds de la nature…tout un poème !!

Une fleur de tournesol centrale semble diffuser un parfum délicat et enivrant…l’homme en ferme les yeux, en parfaite communion avec la fleur, il s’abandonne à elle ; et ses oreilles rougissent de plaisir. Avec une vision érotisée, on pourrait même imaginer que cette fleur symboliserait l’intimité féminine. Cette idée s’accentue avec la présence du corps nu

Des ondulations roses comme des phéromones émanent du buste de la femme telle une fleur odorante qui attire et attise le désir, l’appel au plaisir…

 

Dans ce duo, les personnages, comme nombres de ceux des tableaux de GLINEUR, sont unis par le cadre pictural, semblent être dans un échange mutuel et cependant sont seuls et indépendants.

La femme dont la tête est inexistante a sans doute « la tête ailleurs »…indifférente à l’état qu’elle peut induire chez l’autre. Elle se pose là dans une simplicité originelle si on repense à Eve. Cependant elle adopte une posture ouverte avec des épaules placées vers l’arrière et une légère cambrure du bassin…toute offerte à l’homme qui s’incline.

Cet abandon suprême pourrait être celui de la nature avec un grand « N » qui se donne inlassablement à l’homme et plus largement aux hommes.

L’homme quant à lui s’incline devant une telle beauté, comme pour témoigner de son impuissance face à elle.

 

Les touches chaudes de rouge et de rose donnent de la dimension à l’aspect sensoriel du tableau. L’odora, la vue et l’ouïe (avec une oreille bien marquée…) sont largement évoqués. Ces tâches peuvent aussi évoquer l’affecte, une certaine forme d’amour noyé dans un désir, une recherche du plaisir. Le plaisir de sentir le parfum d’un tournesol pour lui, le plaisir de s’abandonner nue en pleine nature pour elle…

 

Tout tend à ce que par l’alchimie de la peinture, l’alchimie des sentiments, ces deux êtres se retrouvent mais « il » est une tête et « elle » est un corps…l’un et l’autre sont incomplets, cependant l’un et l’autre se complètent pour ne former qu’un : autrement dit, ils constituent à deux un corps et une tête.

Si toute fois l’un et l’autre ne se retrouvaient pas, s’ils se rataient, on pourrait interpréter cela par le fait que la rencontre amoureuse est souvent précédée d’actes manqués.

On aurait là l’épilogue d’un acte amoureux manqué ?voir même la traduction plus ouverte d’une définition sur l’idée d’être unique qui par définition est seul au monde (qu’il soit un homme ou une femme d’ailleurs…)

Virginia Payen.

 

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