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26/08/2010

Texte de Virginia sur la toile de françois Glineur " le faune"...


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Le faune est un tableau surprenant, qui laisse circonspect dés lors qu’on tente d’en faire une interprétation. La dominante verte acidulée accentuée de touches colorées jaunes et blanches incarne une nature agressive.
La sous-couche bleue lointaine tente de minimiser cette agressivité mais en vain, cette tentative reste globalement nulle.
Les deux personnages du tableau sont face à face. Le face à face bien qu’amical à première vue est en fait une lutte où le faune à la main mise sur l’homme qui s’incline, jusqu’à fermer les yeux.
Le personnage de droite, l’homme à lunettes sourit d’un rire jaune qui ici vire au vert…c’est un sourire grimaçant qui subit l’accolade des deux mains du faune.
Le faune, personnage mythologique qui chez les latins est plus connu sous le nom de « faunus » est une divinité champêtre. Cette dernière protège les bergers et les troupeaux.
Ici, le faune est plutôt menaçant, tout d’abord il est impossible de l’identifier clairement, sa tête fauve laisse apercevoir des dents et une gueule de chien ou de loup mais rien de très identifiable comme tel.
Le noir et le marron presque rouge marquent l’aspect animal du personnage. Les passages appuyés du pinceau traduisent une certaine agressivité. Cette agressivité donne au faune un rôle de « méchant », qui est une menace pour l’homme.
Ici bien sûre la méchanceté est quelque peu édulcorée grâce au dessin de bande-dessinée. Mais on sent une certaine tension dans l’œuvre.
On peut se demander si le faune ne représenterait pas la peinture et l’homme à lunette le peintre.
Le tableau représenterait la lutte éternelle entre l’artiste et son œuvre et l’ascendant de l’œuvre au final sur ce dernier.
Cet ascendant est d’ailleurs imagé de façon originale dans le sens où l’œuvre semble congratuler l’artiste, d’un geste maternelle, elle le fait sourire en lui relevant les joues. D’où le fait que le sourire soit grimaçant et non naturel.
Un peu comme si l’œuvre achevée disait à l’artiste : « -C’est bien mon petit, tu as bien travaillé !!! ».
Et l’artiste toujours dans le doute, ne peut pas sourire franchement car il se demandera toujours même lorsqu’il a décidé de figer les choses, si l’œuvre n’aurait pas put être  améliorée ?

 

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