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27/08/2010

Texte de Virginia sur la toile de françois Glineur "portrait de femme"...


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D’un simple coup d’œil cette œuvre réveille et émoustille en nous des repères très hispaniques. La couleur d’ensemble, jaune moutarde chaude et piquante appelle au soleil, au bassin méditerranéen.
Ce visage semble évoquer le repli d’une femme sur elle-même, une intériorisation profonde où elle serait à son écoute.
Sa chevelure brune, à la texture épaisse nous permet de l’identifier comme une femme du soleil. Ce qui est renforcé par la dominante du jaune.
Peut être est elle en train de danser ?…les coulures colorées témoigneraient de la transpiration de son corps en mouvement. L’idée d’effort est palpable à la vue des traits noirs fortement marqués qui forment son profile. Les coulures bleues, font penser à des spots qui colorent les nuits chaudes de dancing.
S’ajoute à ce visage aux lignes noires, deux couleurs que sont le rose et le bleu.
Le bleu reste discret, soulignant juste une mèche de cheveux comme pour symboliser un trait de féminité.
Le rose beaucoup plus présent souligne la lèvre supérieure d’une bouche charnue et pulpeuse. Le rose aux lèvres déborde et dégouline au bas de la joue parce que nulle n’est parfaite.
La touche rose dans les cheveux est une coquetterie, ruban ou fleur, elle souligne la chevelure et se perd dans la densité de cette dernière.
Peut être le peintre lui rend t’il ainsi son aspect humain. Cette femme n’est pas une icône, une belle madone, elle est belle mais surtout imparfaite, elle est madame « tout le monde ».
Et même si les « brunes comptent pas pour des prunes », on nous l’a assez ressassé…celle-ci a pour elle d’être fatale tout en étant imparfaite. En cela elle serait une sorte de miroir où plus d’une visiteuse s’identifierait à ce visage féminin.
Virginia Payen.

 

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