Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/11/2008

François Glineur chez Gilbert Dufois

002dufois.jpg
Mon emploie du temps est un peu serré en ce moment mais j'ai tout de même envie de vous résumer rapidement le cours des évênements de la semaine écoulée. J'y reviendrai plus tranquillement dans les prochains jours :)...
Je suis donc parti deux jours avant le vernissage pour préparer chez gilbert Dufois la nouvelle exposition. Nous avons commencé par tendre sur châssis les quatre grands formats de plus de 2 mètres par 2 mètres. C'est un sport à part entière croyez- moi.
006dufois.jpg
Ensuite vint le moment de l'agencement des toiles dans l'espace. C'est un équilibre entre les couleurs et les formats qu'il faut arriver à trouver.
008dufois.jpg
Enfin  le rendez-vous du vernissage arriva avec son lot d'explications, de congratulations et de rillettes maison ( très bonnes au demeurant - encore bravo Nathalie! ;) )
010dufois.jpg

03/11/2008

World Compagnie présente:

affichedufois08.jpg
J'ai l'affiche et les cartons (*) de ma prochaine exposition chez Gilbert Dufois. A moi cigarettes, voitures de sport et petites pépées !... Sur tous vos écrans ( ou presque ) ;)))...

(*): pour en recevoir laissez moi un message avec vos coordonnées )

cartonsdufois08.jpg

28/10/2008

Picasso et les maîtres

picassomaitres.jpg
On peut légitimement se plaindre du manque d'éclectisme des grandes expositions en France. On peut remarquer aussi la fainéantise du "grand public" à aller voir autre chose que Picasso-Matisse, Picasso-Braque, Picasso-Delacroix..etc...etc... On peut regretter le manque d'expos de peintures contemporaines, d'initiatives et d'ambitions à ce sujet en Province. Bref on peut s'asseoir et pleurer en pensant à tout cela mais profiter dans le même temps de ce qui nous est proposé. C'est ce que j'ai fait dimanche en allant à Paris, au Grand Palais voir l'exposition Picasso et les maîtres. Une part de moi s'auto flagellait en se reprochant cette fainéantise à aller encore voir du Picasso, une autre frétillait d'impatience à l'idée de découvrir "in the real Life" des toiles de Manet, Cranach ou Poussin. La file d'attente m'a semblé interminable: 2h30 ! Le mal de dos et la faim ( j'entrais vers 12h30 dans l'expo ) se sont effacés instantanément à la vue des premières toiles. J'oubliais tout pour plonger dans plusieurs siècles de chefs-d’œuvre de peinture. Le Choc émotionnel survint d'abord avec la découverte d'un grand nombre de toiles de la dernière période de Picasso. J'en avais adoré les reproductions dans quelques livres mais les avoir devant soi fait toute la différence. Ce bonhomme a entre 80 et 92 ans lorsqu'il peint ces toiles ( quelques une monumentales )... quel humour, quelle énergie, quelle liberté !... C'est magnifique, j'ai pris une leçon de peinture, un remontage de bretelle phénoménale et j'en redemande !!... J'ai pu mieux comprendre pourquoi Picasso admirait Cranach dont la filiation est plus directe que je ne pensais avec Ingres dans le velouté du rendu des personnages. J'ai pu découvrir des toiles de Poussin extraordinaires notamment une présentant des faunes en pleines bacchanales. J'ai adoré également la version de Picasso de l'enlèvement des sabines d'un humour débridé ( je pense à un personnage central présentant un bonnet frigiens rouge qui domine toute la composition ). Seul bémol l'étonnante projection diapo toute minable dans un recoin de la toile de Vélasquez ( apparemment intransportable ) des Ménines et surtout la médiocre qualité d'impression du catalogue de l'exposition ( qu'on ne vienne pas me dire que c'est une question de coût, le type qui a scanné les photos des peintures à fait un travail de cochon - il devrait être écorché vif, enchaîné et noyé dans la seine celui la ). Mais bon, ce sont des détails sans grande importance comparé aux plaisirs, aux chocs émotionnels que j'ai eus. C'est pour moi la plus intense exposition que j'ai visité en France depuis celle de Beuys à Beaubourg en 1996 ( ça date, il était temps ! ). Alors si j'ai un conseil à vous donner c'est de préparer vos sandwichs ( pour l'attente ) et de courir au Grand Palais voir ça. On est pas près d'en avoir une aussi belle avant longtemps !...

14/07/2008

et dieu créa Cy Twombly...

Certains peintres, arrivés au grand âge, passent un cap qui semble les transcender. C'est le cas de Cy Twombly que je considère personnellement comme le plus grand peintre vivant. Peu d'artistes ont eu le privilège d'accéder à ce haut niveau de finesse et de grâce. Peut-être est-ce la proximité de la mort qui presse alors l'esprit vers l'essentiel et libère les plus belles énergies ? (J'ai la même sensation avec la dernière période de Picasso). Alors que son oeuvre était jusqu'alors globalement noir et blanc, le voilà désormais jouant avec des couleurs criardes, des explosions de violets, de jaune, de rouge... Twombly est celui qui aura non seulement retransformé définitivement l'écriture en dessin mais aura également su rendre un univers abstrait, végétal de toute beauté. Il joue désormais au côté des dieux et dépose sur ses toiles les coups de pinceaux les plus essentiels qui soient. Admiration.

19 juin au 14 septembre 2008. Tate Modern de Londres.

Twombly.jpg