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08/12/2008

Willy Ronis

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" Willy Ronis trouve spontanément le point moral, la place, l'éclairage, la position du modèle qui lui permettent, face à des corps parfois impudiques, de ne verser dans aucun des pièges de l'exercice : l'éthéré ou le trivial. " J'ai tiré cette phrase du quatrième de couverture du livre "Nues" de Willy Ronis et Philippe Sollers. Je trouve qu'elle résume bien tout ce que j'aime dans ces photos de nus et plus largement tout ce vers quoi je tends moi-même en peinture lorsque je peins des corps. Décliner le désir, la beauté des formes, la tendresse ou encore la tension sexuelle sans pour autant tomber dans l'éthéré ou le trivial. Voilà bien un jeu qui peut occuper un peintre toute une vie, voir plus...;)))

Nues – Willy Ronis / Philippe Sollers – éditions terre bleue.

 

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09/07/2008

Les racontines

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J'ai reçu mes exemplaires des "Racontines". Comment, je ne vous en ai pas encore parlé ?... C'est une histoire qui remonte à 1998 figurez-vous. Solange ( alias Louise Champeau ) me propose d'illustrer ses textes. Des comptines déglingos pour enfants. J'accepte pour le plaisir et par appât du gain ( les millions vont tomber, je le sens ! gnark, gnark ). Je me met au travail et quelques mois plus tard les 46 dessins sont réalisés. Le temps passe sans que l'on ne trouve d'éditeur ( J'ai vent alors de rumeurs concernant les plus grandes maisons d'éditions... elles doivent se battre comme des chiffonniers à coups d'OPA et autres envois de portes-flingues pour acquerrir en exlu mondiale notre bébé ) . Solange m'en reparle régulièrement. Jusqu'à l'année dernière et sa rencontre avec les éditions coquillettes. Un coup de fil: "Ils sont emballés, on sera édité !"... Dingue! comme quoi il ne faut jamais desespérer. etant donné que j'ai deux ou trois scénari de bandes dessinées en reserve, je me dis qu'un jour peut-être si je trouve un bon dessinateur...

"Les racontines de Tante Louise" - Collection: Les cahiers de Tante Louise - Album cartonné couleur, 26 pages - Auteur: Louise Champeau - Illustrateur: François Glineur - 9,80 euros TTC France.
Coquillettes Editions - 6, place Fernand Rey - F-69001 Lyon - Tel/fax : 09.54.45.34.23 - Mobile : 06.32.07.44.14 - http://www.coquillettes.com
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31/08/2007

Yves Michaud

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Je suis en train de lire un livre brillant portant sur la situation de l'art contemporain en France. Il date de 1997 mais garde toute sa pertinence encore aujourd'hui. Je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer un extrait que je trouve particulièrement bien vu :
" Il ne s'agit pas ici de faire un palmarès ou de se donner bonne conscience, mais de s'interroger sur l'étrangeté d'une situation où la réunion d'une production artistique de qualité et d'un sentiment général de dépression a un effet finalement négatif: l'installation graduelle d'un découragement, d'une démission ou, plus sournoisement, d'un manque d'ambition. Le danger qui guette les artistes français, c'est aujourd'hui une limitation progressive, voire l'extinction de leurs ambitions.
Que faut-il incriminer ici ?
D'abord la situation générale d'un pays dont la population "active" est composée aujourd'hui d'un tiers de fonctionnaires, un tiers d'actifs du secteur privé et un tiers de personnes en situation d'exclusion et/ou d'assistance. Dans une société qui manque autant de confiance en elle-même, qui est affectée depuis plusieurs années d'une sorte de dépression collective, qui a une peur panique du changement, il n'y a pas de raison que les activités artistiques soient à l'abri du climat général. C'est le contraire qui serait surprenant. L'appareil institutionnel de l'art est fonctionnarisé et corporatiste, il est replié sur ses intérêts, et la moindre remise en question le crispe agressivement sur ses positions. Le monde des artistes est, lui, partagé entre une frange d'assistés-fonctionnarisés ( les artistes professeurs et les artistes labellisés d'Etat ), et une majorité d'exclus-assistés. Quand au secteur privé actif, il est représenté par une minorité de jeunes artistes qui essaient d'avancer par eux-mêmes.
Un élément décisif de ce manque d'ambition tient évidemment à l'absence de réponse aux travaux, que ce soit auprès des collectionneurs ou bien des lieux d'exposition.
Au niveau national ou régional, les responsables officiels cherchent à se positionner d'après ce qu'ils croient être les courants internationaux à la mode et s'interrogent frileusement pour savoir si tel ou tel artiste est digne d'être exposé dans les sanctuaires publics. On a ainsi vu les musées et centres d'art gagnés par une maladie de la "notabilisation", ou ce qu'on pourrait appeler le "syndrome de Zinoviev", en vertu duquel ne peuvent être décorés ( promus, cités ) que ceux qui ont déjà été décorés ( promus, cités ): il ne faudrait exposer que ceux qui sont dignes d'être exposés. (...) Les gens d'appareil se désolent bruyamment que Paris ne dispose pas d'un lieu pour l'art contemporain vivant - mais ce sont eux qui ont transformé en sanctuaires de chic international successivement les galeries contemporaines du centre Pompidou et la galerie nationale du jeu de Paume. Qu'on leur crée, comme ils le demandent, un centre d'art contemporain, et ils en feront dans les meilleurs délais une morgue chic. Les Américains ont le droit d'avoir un Whitney Museum of American Art et on les admire, mais les Français se croient devenus lepénistes d'en faire autant ! "

Yves Michaud - "La crise de l'art contemporain" - Puf

21:16 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

25/03/2007

hugo Pratt et moi

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C'est un livre magnifique. Je l'ai refeuilleté ce week-end avec bonheur. On y découvre le parcours d'un auteur dont l'existence elle-même fut une aventure. Il vécu avec la soif des autres et l'appétit gargantuesque de parcourir le monde... Je vous le conseille chaleureusement :)...
voici le commentaire de quatrième de couverture: Curieux mélange d'ascendances franco-anglaises, judéo-espagnoles et turques, Hugo Pratt naît vénitien et s'éveille à la vie en Éthiopie où il découvre le fascisme et l'amour, apprend à dessiner et à détester le colonialisme. Dans Venise libérée, il côtoie et endosse tous les uniformes ennemis et alliés. À vingt-deux ans, il s'embarque pour Buenos Aires, partageant son temps entre la bande dessinée, les voyages et les extravagances mondaines. Il crée près de neuf mille planches dessinées, de L'As de pique à Corto Maltese, personnage culte des années soixante-dix à quatre-vingt-dix. De bordées en aventures, il fait plusieurs fois le tour de la planète, après Rimbaud, Stevenson, Jack London et tant d'autres amis connus et inconnus. "Ma vie a commencé bien avant que je ne vienne au monde, et j'imagine qu'elle se poursuivra sans moi longtemps après", écrit-il. L'autre voyage est intérieur. Expert en kabbale, initié au vaudou, découvreur de l'étrange en six ou sept langues apprises et parlées et trente mille livres lus et collectionnés, Hugo Pratt est le mystérieux gentilhomme de Venise que l'on rencontre dans ce livre avec ses sœurs noires, ses cousins indiens, ses femmes, ses personnages, ses copains et la mort...

Hugo Pratt - Le désir d'être inutile - souvenirs et reflexions - Robert Laffont.

21:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6)