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20/01/2009

Picasso for ever

Pablo Picasso, accompagné de sa compagne Fernande Olivier, passa l'été 1908 à la Rue les Bois, un petit village de l'Oise. Il venait juste de terminer l'année précédente son grand tableau " les demoiselles d'Avignon " qui allait devenir l'une des toiles les plus célèbres de l'histoire de l'art. C'était le début de sa période cubiste. Certainement pour s'aérer l'esprit sans quitter de trop loin Paris il fit donc halte à la Rue les bois. Il y entrepris le portrait tout en volumes géométriques de la fermière qui l'hébergeât. De génération en génération cette famille se rappela ce drôle de peintre ( au moment de son séjour Picasso n'était absolument pas connu ). Aujourd'hui le descendant direct de la fermière en question a quitté le village. Il est âgé de 65 ans et habite un peu plus loin à Fleurines. Je sais tout cela car le hasard veut que je sois passé régulièrement dans la ferme même où Picasso séjourna. Elle fut en effet louée quelque temps par un ami à moi, Maxime. Aujourd'hui Max a fait construire sa propre maison sur le terrain voisin. J'ai donc l'occasion d'y aller tous les ans et nous nous amusons à parcourir les bois avoisinant en pensant à Pablo Picasso par la même occasion. Le monde est petit !... D'autres parentes de la famille de cette fermière habitent encore dans le village et pour rire dimanche dernier en y déjeunant j'ai dit à Maxime qu'il serait amusant, qu'à mon tour, je fasse leurs portraits aujourd'hui 100 ans plus tard. Même mes jours de détente le grand maître me poursuit !...

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31/10/2008

l'enfance de l'art...

Enfant j'ai été fortement marqué par plusieurs dessins des chewing-gums Malabar. Jean Claude Poirier, l'un des dessinateurs de ce héros à bulles, avait une touche particulière qu'il a imposé à la série et qui reste pour moi un sommet. J'en ai fait collection à l'époque et les ai toujours conservées. J'y ai repensé hier soir en regardant une dernière fois ma toile avant de partir de l'atelier. Mes jaunes et mes roses dominants sont précisément les mêmes que ceux imprimés sur ces fameuses vignettes, est-ce un hasard ?... Il faut dire que le sujet actuel de ma peinture est humoristique et même qu'une vision loufoque domine toute la composition. Ceci expliquant sûrement cela. Sagit-il d'une collision spatio-tempo-artistico-inspiratrice ?!?... Je mène l'enquête.

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" la truffe d'or" est le titre la toile que je réalise actuellement... un éleveur de cochon, le dit cochon spécialiste du dépistage de truffes et une muse détentrice du fameux champignon ascomycète d'or... Toute une histoire je vous dis !...
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11/03/2008

1er grand dessin

C'était une chute de carton blanc. Environ 50 par 30 cm. Je la rangeais dans un tiroir de ma commode. Dessus, j'avais dessiné des centaines de versions du même visage, celui de "super frangin" le premier héros que je me suis inventé. C'était une sorte de catalogue de grimaces. Je l'ai complété pendant des années jusqu'à saturation. Ce carton me plaisait bien, j'y tenais et pourtant un jour, lors d'un déménagement, je l'ai perdu...

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13/02/2008

le temps des cerises ( 50x65cm )

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Quand j'étais lycéen, j'avais une méthode toute personnelle pour retranscrire mes cours d'histoire: je dessinais au fur et à mesure, dans une sorte de grand cadavre exquis, tous les propos de mon prof. Une bande dessinée se créait au fil des minutes ( et je devais parfois aller très vite pour suivre, c'était du sport ! ). Quelques dates en marges me permettaient de fixer le curseur des événements que j'illustrais. Le plus drôle c'est que ça marchait ! Je me souvenais ensuite très bien du cours une fois chez moi !...
Le dessin ci-dessus date, lui, de 2004. Je séjournais alors à "Margny aux cerises", un petit village perdu au fin fond de l'Oise. Quelques cerises dans une assiette, voilà tout ce qu'il représente. Quand je le regarde, j'ai l'impression que ma méthodologie n'a pas trop changée. Toute cette période à la campagne s'est cristallisée dans ce dessin et me revient en tête dès que je le regarde... drôle d'impression...